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Le convoi du 5 juillet 1944 parti de Rennes vers Tours 

Pour enrichir la mémoire du passé, nous recherchons des témoignages, des documents ou des photographies des déportés de ce convoi  

10/05/2015

Le 5 juillet 1944, un convoi de 600 prisonniers part de Rennes en direction de Tours. Beaucoup de ces prisonniers viennent de Normandie. La majorité d'entre eux sont des parachutistes américains et britanniques, et des Canadiens du North Nova Scotia Highlanders et du Royal Winnipeg Rifles.
Don Learment se trouvait dans ce convoi. Après une marche de près de 200 km , il arrive dans le camp de la Marne. le 15 juin.

Son témoignage est détaillé et très intéressant, car il relate les conditions de vie avant et pendant le transport. Bien que ce convoi ne soit pas celui du 2 août 44, l'itinéraire est le même. (Redon , Nantes, Tours). Le train est retardé de 10 jours à Tours. Il réussit à s'évader le 22 Juillet près de Bléré.

 

Témoignage de Don Learment

(Vous pouvez me proposer des corrections à la traduction)

Le Major Don Learment en mars 1945

 

L'arrivée au camp de Rennes |  Le départ  | Nantes | La Ville-aux-Dames L'évasion

Nous avons finalement atteint Rennes dans la soirée du 14 Juin, après avoir parcouru la distance de 135 miles à pied en cinq jours. Nous avons défilé à travers la ville, à la grande joie de certains habitants, et nous sommes arrivés dans un camp à la périphérie de la ville – le stalag 133. Ce camp composé de bâtiments, était divisé en deux par un très haut grillage. Une partie pour nous, l’autre moitié était occupée par des troupes coloniales françaises qui étaient internées depuis la défaite de la France.
Nous avons été de nouveau interrogés brièvement. Les Allemands semblaient déçus de voir que nous avions été dépouillés de nos objets de valeur. Cependant, j'ai réussi à passer en cachette une bouteille d’alcool de grain en le faisant passer pour un médicament. Le camp était bien gardé avec le conventionnel grillage et deux clôtures séparées par un chemin pour les patrouilles des gardes. Des gardes armés étaient postés, dans des miradors aux quatre coins de l’enceinte. Nous avions droit à deux repas par jour, composés de soupe aux choux. D'autre part, les casernements étaient convenables. J'ai partagé une chambre équipée de lits et de couvertures avec le major Rhodenizer.

Le camp de la Marne (stalag 221)

 

mirador
mirador

Garde allemand



We finally reached Rennes on the evening of 14 June, having covered the distance of 135 miles on foot in five days. We were marched through the city, much to the joy of some of the French inhabitants, and taken to a temporary prison camp on the outskirts of the city - Stalag 133. This camp had been a French Barracks and was divided in half by a high wire fence. One half was for us and the other half was occupied by French Colonial troops who had been interned after the fall of France.
We were interrogated again briefly, and the Germans seemed disappointed that we had already been stripped of our valuables. However, I did manage to smuggle in a bottle of grain alcohol by passing it off as medicine. The camp was well guarded with the conventional warning wire and two fences separated by a path for the patrolling guards. Watch towers manned by machine gunners occupied each corner of the enclosure. The meals were of the worst order and consisted of cabbage soup twice daily. On the other hand, the quarters were reasonably comfortable. I shared a room with Major Rhodenizer, which was equipped with beds, straw ticks, blankets, etc


 Notre séjour s’est passé sans incident. Certains ont parlé de s'évader, mais la plupart étaient encore trop épuisés par notre voyage de cinq jours pour avoir envie de le faire. Chaque jour il y avait de nouveaux arrivants. En l’espace de 15 jours, le nombre des prisonniers s’éleva à environ 600 dont 40 officiers. Il y avait des Canadiens, des Américains, et des. L’officier le plus gradé était le colonel Goode du 175ème régiment de la 29ème division d’infanterie américaine. Côté britannique, c’était le commandant Keene Miller de l’aviation, qui avait été abattu peu de temps après le jour J, par la Royal Navy!


Our stay here was uneventful. Some talked of escaping, but the majority were still too exhausted from our five day trek to put much heart in it. Each day there would be new arrivals, and within two weeks our numbers had swollen to approximately 600, including 40 officers. There were Canadians, Americans, and British troops and a few RCAF personnel. The senior officer was Colonel Goode of the 175th Regiment, 29th US Infantry Division. The senior British officer was Commander Keene Miller of the Fleet Air Arm (Gosport) who had been shot down shortly after D-Day, by the Royal Navy!!

Camp de la Marne- Stalag 221- oflag 133

Stalag 221 dessiné par John Kay ENGLAND  en juillet 1944


Comme nous reprenions progressivement des forces, des tentatives ont été faites pour faire du sport. Grâce aux efforts des officiers et sous-officiers, cela eut quelque succès. Une tentative d’évasion a été faite par quelques parachutistes anglais en creusant un tunnel sous un baraquement, mais ils rencontrèrent un tunnel commencé par d’autres prisonniers détenus précédemment et découvert par les Allemands qui l’avaient comblé et miné. Après environ deux semaines la Croix-Rouge nous a distribué 40 cigarettes, et bien qu’elles étaient de marque française, tout le monde a convenu que c’était les meilleures du monde.

As we gradually regained our strength, attempts were made to organize sports and PT for the men, and this succeeded in some measure due to the efforts of the officers and senior NCOs. An attempt was made by some English Paratroopers to tunnel out of the camp from one of the huts, but they encountered a tunnel begun by some previous inmates which had been discovered by the Germans and liberally filled with mines as it was filled in. This ended tunnelling from that particular hut, which was the only suitable one for such a venture. After approximately two weeks we were given an issue of 40 cigarettes by the Red Cross, and although they were of French make, everyone agreed that they were the finest smoke in the world.

LE DEPART:

Le 5 juillet lors de l'appel du matin nous avons été informés par le commandant que nous devrions quitter le camp dans la soirée par un train pour l'Allemagne. Le reste de la journée a été consacrée à imaginer ce que sera notre nouvelle destination tout en regardant deux raids aériens alliés sur la gare de Rennes. Pendant ces raids, un grand nombre d'avions américains essuyèrent les tirs de la défense aérienne allemande. Malheureusement, un certain nombre d’éclats d’obus de DCA sont tombés dans notre enceinte, tuant un officier américain et blessant un certain nombre de prisonniers.


On 5 July during morning roll call we were informed by the commandant that we would be leaving camp that night by train for Germany. The remainder of the day was spent in guessing what our new destination would be and watching two Allied air raids on the railway station at Rennes. A large number of American aircraft took part in the raids and the Germans threw up a heavy curtain of flak from both heavy and light anti-aircraft batteries. Unfortunately, a number of light anti-aircraft shells landed in our compound, wounding a number and killing an American officer.


Vers 18 heures, nous avons été rassemblés par groupes pour être comptabilisés en vue de préparer notre transfert dans le convoi. Chaque groupe était composé de 40 hommes du rang et les officiers divisés en deux groupes. A notre groupe de 26 soldats, 7 sergents ont été ajoutés. Quelque temps plus tard,, on nous étions conduits, sous bonne garde vers un train qui stationnait près de l’enceinte.

L’inscription devenue historique de « 40 hommes/8 chevaux », imposée en 1874 par un décret de la IIIème République, qui obligeait les compagnies de chemin de fer à l’apposer sur tous les wagons couverts reconnus aptes aux transports militaires, afin d’en faciliter la réquisition.

 

wagon 40 hommes/ 8 chevaux

 


In the evening we were lined up at approximately 1800 hours and counted off into groups in preparation for our move to the train. The groups each consisted of 40 other ranks and the officers were split into two groups. Our group was 26 in number and seven sergeants were added who had been left over from the last group of NCOs. We were marched a group at a time under very heavy guard to the train which was drawn up in some railway sidings near the compound.


C'était un spectacle déprimant. Le train se composait d'environ 15 wagons de bestiaux avec l’inscription "40 Hommes, 8 chevaux" marqués sur les côtés. Les gardes allemands se trouvaient dans des wagons de voyageurs. La vue et l’aération étaient limitées par deux fenêtres étroites et dans de nombreux cas, ces ouvertures étaient recouvertes par des planches solidement clouées. Dans certains wagons, il y avait de la paille sur le plancher qui s’est vite transformée en poussière fine, ce qui ajoutait à notre inconfort.

It was a depressing sight. The train consisted of about 15 French box cars with the familiar
"40 Hommes, 8 Cheveaux" lettered on the sides. The German guards travelled in a passenger
coach. Vision and ventilation were limited to two narrow and heavily screened windows high on the side of each car, and in many cases these had been covered with planking firmly nailed on. Some of the cars were half-filled with straw which soon disintegrated into a fine dust which added to our discomfort


Le chargement finalement achevé, après de nombreux comptages et de cris par les gardes, le convoi a démarré vers 23 heures. Nous avons pu repérer notre itinéraire grâce à une carte qu’un pilote américain avait réussi à conserver.. Cela nous a permis de suivre la progression dans les différentes villes. Nous réussi à dormir un peu la première nuit et au petit matin, nous sommes arrivés à la gare de Redon qui avait été bombardée. Là, nous sommes restés toute la journée et heureusement sans avions dans le ciel. Nous avons quitté Redon dans la nuit du 6 juillet pour nous diriger vers Nantes où nous sommes arrivés le lendemain matin. Notre nourriture se composait jusqu'à présent d’une miche de pain sec et moisi, notre ration pour trois jours. Deux pichets d’eau nous étaient ont également été donnés chaque jour par les gardiens. A l’inverse des gardiens du camp de Rennes, ces gardiens nous traitaient différemment. En règle générale, ces hommes assuraient leur mission intelligemment du fait que nous n’avions fait aucune tentative d’évasion. L'officier en charge du convoi était le lieutenant Wilhelm Hunter. Les gardiens étaient aidés de deux grands chiens Doberman .

The loading was finally completed, and after a great deal of counting and shouting by the guards, we got under way at 2300 hours. We had managed to keep one of the silk maps belonging to an American pilot and thus were able to chart our progress through the various towns. We managed to get some sleep the first night and in the morning found ourselves in the heavily bombed yards at Redon on the west coast of France. Here we remained throughout the day, which fortunately was free from our own aircraft. The night of 6 July we left Redon and again moved southwards to Nantes where we arrived the following morning. Our food so far consisted of one loaf of very old and mouldy bread which had to last a man for three days. Two large pitchers of water were also supplied daily by the guards. The guards were of a different type than we had been accustomed to at the camp in Rennes. Generally, these men were smarter in appearance and seemed to take a definite interest in the work; that of seeing that we made no attempts to escape. The officer in charge of the guards was Lieutenant Wilhelm Hunter. Also to assist the guards were two large Doberman Pinscher dogs who were kept heavily muzzled.

  NANTES

A la nuit tombée, nous avons quitté Nantes et le convoi s’achemina le long de la Loire. Dans la nuit, nous avons entendu un avion survoler le train et tirer au canon. Le convoi s’arrêta et nous entendîmes le bruit de la vapeur qui s’échappait de la locomotive criblée de balles. Les gardes sont descendus se mettre à l’abri dans les champs et sont restés jusqu’à ce que le bruit de l’avion disparaisse. Quand le jour s’est levé, nous avons vu que le convoi était arrêté sur un remblai assez élevé, sans aucun abri aux alentours. Il aurait été une cible idéale pour les avions, et heureusement pour nous, il n’y eut aucune apparition. Nous sommes restés ici jusqu'au 9 juillet dans l’attente d'une autre locomotive.

We again left Nantes after darkness had fallen and now began to travel eastward along the Loire
River. During the night we heard an aircraft circling the train and presently cannon fire broke
out. The train ground to a stop, and we could hear the roar of steam escaping from the engine which had been thoroughly riddled. The guards took to the fields and remained there until the sound of the aircraft had died away. When morning broke we saw that we were stopped on a high embankment with no shelter of any description. It would have been an ideal target for aircraft, but fortunately for us, none put in an appearance. We remained here until 9 July waiting for another locomotive.

Dans la nuit 9 au 10 juillet, le train a redémarré en suivant la Loire. Tôt le matin, nous avons atteint Angers. Le convoi se déplaçait lentement au milieu de wagons et de locomotives détruites à la suite de bombardements alliés. Le convoi ne s’est pas arrêté là, au grand soulagement de tous, mais il a continué en direction de Tours.

On the night 9/10 July, the train got underway once again, and our route continued to follow along the Loire River. Early in the morning we reached Angers and moved slowly through what had been a once-great marshalling yard. I say once, because now it was a scene of complete destruction, with locomotives and cars hurled end over end as the result of allied bombings. We did not stop here, much to everyone's relief, but continued on in the direction of Tourswith no shelter of any description. It would have been an ideal target for aircraft, but fortunately for us, none put in an appearance. We remained here until 9 July waiting for another locomotive.

Au cours de l'après-midi, nous avons fait un arrêt une heure tandis que les gardes nous ont donné du pain et de l'eau. Pendant cette halte, un grand viaduc, à environ 800 m, a été bombardé par des avions et quelques bombes sont tombées près de nous. Toutefois, le convoi n'a pas été endommagé, et il a pu continuer son parcours. C'était en début de soirée que nous sommes arrivés à Tours au moment d’un raid aérien. Le convoi s’est arrêté quelques km plus loin à la Ville- aux-Dames où nous passâmes la nuit.

During the afternoon we halted for an hour while the guards gave us additional bread and water. During this halt a large viaduct, some half a mile away, was bombed by Flying Fortresses and some of the bombs fell uncomfortably close. However, the train was not damaged, and we soon continued on our way. It was early evening when we reached Tours and as luck would have it, an air raid was in progress. However, we moved slowly through the yards and stopped at Les Ville-aux-Dames, approximately three miles east of Tours, where we remained for the night.

10 jours d'attente à La Ville-aux-Dames

Le lendemain, 11 juillet, nous apprenons par le lieutenant Hunter que nous resterions ici pendant quelques jours, que notre locomotive est demandée en urgence pour ailleurs. Pendant les dix jours d’attente, il y avait toujours un événement pour rompre la monotonie. La Croix-Rouge française complétait nos maigres rations alimentaires en nous donnant de la soupe chaude une fois par jour, mais nous n’étions toujours pas autorisés à quitter nos wagons sans motifs. Il y avait d’importants raids aériens sur la gare de triage de Tours durant ces dix jours, et nous avions tous hâte de voir la fin des raids de nuit . Dans la journée, nous voyions en permanence des avions de combat américains patrouiller dans le ciel. Par deux fois, ils ont bombardé et mitraillé des objectifs assez proches de nous, mais sans nous toucher.

The following day, 11 July, we were told by Lieutenant Hunter that we would remain here for a few days, as our engine was needed urgently elsewhere. The few days stretched into ten, but it seemed that there was always something turning up to break the monotony. The French Red Cross added to our meagre food supply by giving us hot soup once a day, but we were still not allowed to leave the box cars under any conditions. There was one heavy Allied raid on the Tours marshalling yards during the ten days, and all of us agreed that it was as close as we ever wished to be to the receiving end of a British night raid. During the day we constantly saw American fighters patrolling and on two occasions they bombed and strafed targets fairly close to us, but once again we were left untouched.

Enfin, Le 21 juillet, nous apprenions enfin que la locomotive était de nouveau disponible et que nous serions en mouvement à la nuit tombée. A cause de la monotonie et de la chaleur, c’est avec soulagement que nous apprenions cette nouvelle. La locomotive est arrivée tard dans la soirée, et vers 1h 00 du matin le convoi repartit.

Finally, on 21 July we were told that an engine was available and that we would be moving after darkness had fallen. This was in a sense some relief, as the heat and monotony were beginning to tell on everyone. The locomotive arrived late in the evening, and at approximately 0100 hours we got underway.

Un certain nombre d'entre nous ont discuté des possibilités d’évasion. Nous mesurions les risques d’être abattu si nous étions pris ou d’être mitraillé ou bombardés par les avions. Un pilote américain le lieutenant W.R. Fredenberg avait réussi à cacher un petit marteau à bord du train. Nous avons essayé de faire un trou dans le fond du wagon, qui avait été endommagé, sans doute dans un accident, et pas très bien réparé.

L'évasion
A number of us had discussed the possibilities of escaping from the car, and realizing what would happen if we were caught, decided to try it rather than risk being shot up by aircraft or bombed. Lieutenant W.R. Fredenberg, an American pilot, had managed to smuggle a small hammer aboard the train with him, and we decided to try to make a hole in the end of the car that had been damaged, doubtless in an accident, and not repaired very well.

Ce fut plus difficile que prévu, mais après une heure d'efforts nous avions réussi à casser le panneau de bois extérieur. Nous nous sommes divisés en groupe de deux ou trois. Nous ne savions pas s’il y avait des gardes aux extrémités du convoi. Le premier groupe réussit à passer par l’ouverture et une fois sur les tampons, s’est assuré qu’il n’y avait pas de gardes en vue. À ce moment là, il était 2h30 du matin. Nous avons traversé une petite ville et nous avons dû attendre un moment avant de nous élancer sur le côté de la voie. Pendant que Fredenberg et moi attendions, le second groupe se préparait à se positionner sur les tampons pour être aussi prêts à sauter. Le train à ce moment là se déplaçait à environ 30 km/h . Fredenberg et moi observions l’endroit libre de tout obstacle pour prendre nous décider. Enfin, nous avons sauté chacun notre tour. Nous sommes restés allongés le long de la voie tout le temps du passage des derniers wagons Il n'y avait aucun signe dans le train qui indiquait que nous avait été repéré. Mis à part nos mains et nos genoux abimés, tout s’était bien passé. Nous étions libres. Des autres évadés, il n'y avait aucun signe.

(Il saura plus tard que 22 Américains ou Canadiens s'étaient échappés ce matin là.)

The work of making a hole was more difficult than we had anticipated but after an hour's efforts we were ready to break off the small outside sheathing boards of the car. We now split into groups of twos and threes and prepared to make our break for it. It was not known at this time whether or not there were guards riding on the ends of our car, and it was not until the first pair of us had managed to squeeze through the hole and out onto the buffers that we saw that luck was with us and that no guards were in sight. At this time, roughly 0230 hours, we were passing through a small town and had to wait until we had gone further before attempting to jump. While Fredenberg and I were waiting, the second pair of escapees made their way from the car out to the buffers and also prepared to jump. The train at this time was moving about 20 miles per hours and both Fredenberg and I watched carefully for a spot which was clear of all obstructions before we jumped. At last we saw one and both jumped together, falling to the road bed beside the train, where we lay until the last cars had passed us. There was no sign from the train that we had been detected and, aside from bruised hands and knees, we were free. Of the other escapees, there was no sign.
 

Nous nous sommes immédiatement dirigé plein sud, loin de la voie ferrée, nous déplaçant avec beaucoup de précaution et en contrôlant fréquemment notre direction avec la petite boussole de Fredenberg. Vers 4 heures, nous avons atteint la rivière du Cher. Nous étions trop fatigués pour tenter la traverser à la nage. L'aube n'étant pas loin, il était trop risqué de chercher un bateau. Nous avons décidé de nous cacher pendant la journée et de poursuivre notre déplacement vers le sud la nuit...

We immediately headed due south away from the railroad, moving very cautiously and checking our direction frequently with Fredenberg's small button compass. At about 0400 hours we reached the Cher River. We were too exhausted to attempt to swim the river, and as dawn was not far off, it was too risky to search for a boat, we decided to find a hiding place for the day and continue our move south after darkness that evening...

 


 
Il rejoint le maquis du capitaine Lecoz et participe aux attaques contre les Allemands  Le 6 septembre il retrouve à Tours une unité américaine. Quelques jours plus tard, il rejoint Londres. Don Learmont retournera au front avec son ancienne unité lors de la bataille de l'Escaut et lors de la traversée du Rhin.

 

   

 

Sources

 

Témoignage de Don Learment

  Jo Anna Shippley

 

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