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Le dernier convoi de Rennes  dit "train de Langeais"
Le stalag 221 - oflag 133 de Saint-Jacques-de-la-Lande

10/05/2015     
P
our enrichir la mémoire du passé, nous recherchons des témoignages ou des documents  sur ce convoi de déportés  

 Au camp de la Marne, se trouvaient tous les prisonniers de guerre valides ou en cours de convalescence. L'hôpital militaire située rue Jean Macé, ne les gardait pas longtemps. Ce camp servait de camp de transit. Ils étaient ensuite envoyés en Allemagne en passant par Paris. A partir de la fin juin, les transports vers Paris n'ont pu se faire. Un certain nombre de prisonniers ont dû être dirigés sur Nantes, puis Belfort. Le dernier convoi connu parti de Nantes le 10 juillet a déporté sur Belfort une cinquantaine de résistants du maquis de Saffré. Il est difficile de connaître le nombre exact de soldats alliés déportés. D'après le témoignage d' Edward C. JENKINS, prisonnier américain qui s'est caché dans le camp le 3 août, le camp a bien été évacué.

Une liste établi à partir de 2 documents et de témoignages recueillis permet de comptabiliser plus de 400 prisonniers de guerre dans le dernier convoi.

Liste détaillée des prisonniers de guerre

"Nous étions environ 300 Américains, dont 20 officiers, et environ 300 Sénégalais." Témoignage EGAN

"Le 17 Juin nous avons totalisé environ 350 Britanniques et les Américains, dont 16 officiers" Témoignage du Lt ENGLAND

Le camp de prisonniers de Rennes, qui servait à la fois d’Oflag et de Stalag, était situé près d’une voie et d’un pont de chemin de fer, ce qui, en période de bombardements, n’est pas une situation enviable. Ses barbelés et ses baraquements camouflés enfermaient de 300 à 400 prisonniers américains et britanniques. (Témoignage de Pierre BOURDAN)

 


 

Le camp de la Marne  (Stalag 221)

Stalag 221 dessiné par ENGLAND John Kay en juillet 1944

(On remarquera la présence de baraquements pour les prisonniers sénégalais)

 

Camp de la Marne- Stalag 221- oflag 133

 

 

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Le lieu d'embarquement des soldats alliés


 

Témoignage de Pierre BOURDAN, correspondant de presse:

..".Enfin, vers minuit, on nous emmenait trois par trois à travers les faubourgs d’une ville qu’on sentait respirer dans l’ombre comme un homme qui ne dort pas, assailli qu’il est de trop d’espoirs et de pensées. Nous étions puissamment encadrés et avec un soin diligent. Une demi-heure de marche dans les rues, pendant laquelle nous regardions furtivement de droite et de gauche, mais sans découvrir d’ouverture dans le dispositif ennemi, puis un quart d’heure de marche sur une voie ferrée. J’étais furieux contre moi-même, car je boitais assez bas et craignais d’embarrasser mes amis au cas où l’occasion de détaler se présenterait. Elle ne se présenta d’ailleurs pas. Par une nuit de poix, on nous fit monter dans le train, qui allait nous emmener on ne savait où. Une vingtaine d’officiers américains et une douzaine de soldats blessés, également américains, à l’exception d’un petit Anglais roux du Yorkshire, montèrent dans le wagon à bestiaux qui nous était assigné."

http://www.flyingforyourlife.com/pilots/ww2/n/needham/   et 
 http://www.canadian-photographer.ca/forums/showthread.php?t=19874

William Barry NEEDHAM , né le 8 août 1920 à Simpson, Sask au Canada. Il est abattu en vol le 7 juin 1944. Brûlé au visage, à la taille et aux jambes, il est hospitalisé à l'hôpital militaire allemand de Rennes le 10 juillet 1944. Il sera libéré à l'arrivée des troupes américaines le 4 août 1944.

 

 

 Trois officiers américains (le lieutenant-colonel Frederick J. BAILEY et le lieutenant CLARK) et un officier britannique (le capitaine Richard BOUSFIELD), se sont cachés dans le Stalag le soir de l'embarquement dans le train.

(le lieutenant-colonel Frederick J. BAILEY, blessé à l'épaule et à la cuisse droite était hospitalisé du 14 au 25 juillet 1944 à l'hôpital avant d'être transféré sur St-Jacques)

(Le lieutenant CLARK, blessé à la main gauche était hospitalisé du 7 au 12 juillet).

(Le capitaine  Richard BOUSFIELD blessé à la poitrine était hospitalisé du 27 juin au 12 juillet)

ZIMMERMAN Lester Corporal Medical Detachment, 507th Parachute Infantry Regiment, 82nd Airborne, U. S. Army

" J'ai été capturé près de Ste Mère Eglise, le 8 juin. Pendant tout le temps que j'étais au Stalag 221 à Rennes , Mme Terlicot Jeannette Delaunay, deux infirmières françaises qui résidaient à 1 rue Ange Blaise à  Rennes, ont beaucoup aider les prisonniers blessés américains et britanniques. Elles apportaient de la nourriture supplémentaires aux prisonniers, au risque d'être sévèrement punis par les Allemands.

"I was captured near St. Mere Eglise on 8 June. During the time that I was in Stalag 221 in Rennes a Mme Terlicot and a Janette Delaunay, both French nurses who resided at 1 Rue Onge Blaize, Rennes, did a great deal to aid the wounded American and British prisoners. They brought the prisoners extra food at the risk of being severely punished by the Germans"

JENKINS Edward C. Private Company C, 38th Infantry Regiment, 2nd Division, U. S. Army
... On m'a emmené de La Haye du Puits (commune située entre Cherbourg et Saint-Lô dans la Manche) et après 20 miles de de marche j'ai été transféré au camp de prisonniers de Rennes. J'y suis resté jusqu'au 2 Août. Cette nuit-là, nous étions tous alignés à l'extérieur de l'enceinte pour prendre le train en direction de Paris. Pvt. Richards et moi nous nous sommes cachés nous nous sommes réfugiés dans une baraque abandonnée du camp... Les Allemands ont secoué la porte, mais ne sont pas rentrés. Au petit matin, des Français sont arrivés saccager le camp vide. Un Français a essayé de rentrer dans notre chambre. Nous avons crié « Américain», et il est entré. Il nous a emmenés dans sa maison, où nous avons été très bien traités pendant deux semaines. J'ai l'ai quitté pour un examen au CHU de Rennes , le 16 août, et de là j'ai rejoint mon unité à Brest le 19 août.

Du 3 août au 16 Août, j'ai été nourri et pris en charge (avec Pvt Richards.) Par: M. Paul Perrin Boul. Jean Mermoz, 2me Impasse, Saint-Jacques près de Rennes.
Sa femme et sa mère, Mme Dodin, ont été tous très bons pour nous.

...I was taken to La Haye de Puits, walked some 20 miles and then moved to the Rennes PW camp. I stayed there until 2 August. That night we were all lined up outside the enclosure to be taken towards Paris by train. Pvt. Richards and I ducked out of line and hid in a deserted barracks about 0015….The Germans rattled the door, but did not come in. Early in the morning the French arrived to ransack the empty camp. One Frenchman tried to get into our room. We called out “American”, and let him in. He took us to his house, where we were very well treated for two weeks. I finally left to report in at the Rennes Hospital on 16 Aug., and from there rejoined my unit in Brest on 19 Aug.
From 3 August to 16 August, I was fed and taken care of (with Pvt. Richards) by:M. Paul Perrin bd . Jean Mermoz, 2me
Impasse, St. Jacques par Rennes.
His wife and her mother, Mme. Dodin, were all very good to us.

 

http://normandie44.canalblog.com/archives/2011/12/25/23045542.html et

https://sites.google.com/site/cahsreginachapter/barryneedham--earlyintothefight

 

Des parachutistes britanniques prisonniers sont emmenés en captivité. L'homme au premier rang au centre est le caporal Frank GLEESON du 12th Parachute Battalion, il fut capturé au Bas-de-Ranville, et fut interné dans le Stalag 221 dans la région de Rennes. En août il s'évada pour rejoindre les commandos SAS en Bretagne, avec lesquels Gleeson combattra jusqu'à la fin des hostilités.


         

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